L’Iran

L’Iran

(J)

L’Iran, un pays qui ne laisse pas indifférent

Le voyage se planifie, certes, mais surtout il évolue : nous avions prévu de rejoindre les pays d’Asie centrale en passant par la mer Caspienne, et non pas par l’Iran. À force de rencontres avec d’autres voyageurs qui nous ont tellement dit du bien de ce pays, nous avons dérogé à notre itinéraire. Depuis la Géorgie, nous avons obliqué plein Sud vers l’Arménie pour finalement entrer en Iran. Nous étions donc dans l’attente de découvrir ce pays et sa culture, a priori tellement différente de ce que nous pouvions connaître…
Nous faisons nos premiers tours de roue en empruntant la route qui suit la vallée de l’Araxe qui sert de frontière naturelle avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le paysage est sec, les montagnes abruptes, ce qui rend cette vallée à la fois magnifique et impressionnante. Nous quittons le poste frontière, passons un premier village puis décidons de planter la tente au bord de la rivière sur une petite plage toute disposée pour. C’est la fin de soirée, et le vent se lève. Peu après que nous nous soyons couchés, l’air devient lourd, nous sentons l’orage arriver. Cela ne manque pas ; mais avec quelle force les éléments se déchaînent ! Les éclairs zèbrent le ciel en continu, sans un bruit. Puis, sans prévenir, un rafale de vent souffle la tente, la remplissant de sable ! Le réveil est rude ! Nous avons à peine le temps de comprendre ce qui arrive que la pluie s’abat avec violence. C’est à cet instant que je réalise que nous sommes dans un pays dont je ne parle pas un mot de la langue, dans un endroit isolé de toute habitation, que personne ne sait précisément où nous sommes et que nous n’avons pas d’autre solution que d’attendre que la tempête passe en espérant que notre tente résiste, et si possible nous aussi. Heureusement, l’orage aura été de courte durée, et mis à part nos vélos qui sont à terre, et un sacré coup de frousse, nous nous en tirons à bon compte… Nous nous rendormons, rassurés d’entendre l’orage s’éloigner. Même nuit, 4h du matin : deuxième réveil imprévu. Les militaires nous ont vu et viennent faire un contrôle. Nous comprenons tant bien que mal que camper au bord d’une rivière qui sert de frontière avec un pays qui est en conflit pour une histoire d’indépendance n’est pas une option tolérable. Nous sommes priés de replier la tente, et de rebrousser chemin de 5 km sous escorte pour s’installer sur un parking caillouteux. Le lendemain, nous sommes réveillés par un groupe de touristes qui viennent visiter le village. Nous sortons de la tente pas très frais, mais heureusement ils nous offrent des glaces !

Les villages que nous traversons semblent assez pauvres, les hommes et les jeunes garçons errent dans les ruelles sans grande occupation apparente. D’autres se promènent sur leur mobylette que bientôt nous aurons bien du mal à supporter tant elles sont bruyantes ! Nous ne voyons que rarement les femmes. Lorsqu’on nous invite à prendre le thé un instant, alors elles sortent de la maison pour apporter les tasses et la théière, déposées sur une nappe posée à même le sol autour de laquelle nous nous asseyons. Sans parler un mot de persan, nous finissons par comprendre le sens des questions : d’où venons nous, est-ce-que nous sommes mariés, est-ce-que nous avons des enfants, combien gagne-t-on, et l’éternel « Iran, good ? ». Les réactions sont unanimes : « France ? Good ! Zidane ! Thierry Henry ! Pas d’enfants ? Pourquoi ? » Et le grand sourire Lorsqu’on répond « Iran good, very good ! ». Pour le mariage, on finit par dire oui parce que ça nous évite d’interminables explications, et quant au salaire, on évite la question quand on peut… difficile d’aborder la question lorsqu’avec 200 € « en Iran tu es millionnaire » selon les hommes qui nous échangé nos euros contre des rials au marché noir, où le dollar et l’euro s’achètent deux fois plus cher que dans les banques de l’état.

Nous roulons jusqu’à Ardabil où nous retrouvons un air plus frais. La ville est situé sur un plateau, au pied d’un massif montagneux impressionnant que nous verrons qu’à peine, les sommets étant pris dans les nuages. La ville grouille de vie ! Les échoppes se succèdent le long des avenues, les gens flânent dans les parcs, les mobylettes klaxonnent, les taxis klaxonnent, les automobilistes klaxonnent, les vendeurs de légumes ou de pain interpellent les passants, bref, c’est animé ! A peine arrêtés sur le bas côté pour consulter notre carte, un groupe d’iraniens viennent nous voir et engagent la conversation. C’est comme ça que nous nous retrouvons chez Eldar et sa famille, dont sa sœur parle bien le français, pour le repas et pour la nuit. Oncles et tantes, cousins et cousines sont réunis chez la grand-mère d’Eldar pour le repas. Nous sommes accueillis royalement, avec une gentillesse et une simplicité qui nous étonnent mais dont nous reconnaissons la valeur. Eldar est d’un naturel souriant et curieux, nous échangeons longtemps sur nos pays respectifs. Une tante et un oncle habitent en région parisienne, ce qui lie fortement la famille à la France. Avec sa sœur, il nous emmène visiter le mausolée du Sheikh Safi al Din. Un jardin et une cour carrée encadrée par deux grandes portes monumentales précédent le mausolée en lui-même. À l’intérieur, les couleurs aux teintes bleutées et les dorures subliment l’architecture à la fois épurée et raffinée des salles. Nous retrouvons l’atmosphère sereine des mosquées de Turquie. Avant de reprendre la route, Eldar nous aide à nous procurer une carte SIM, ce qui serait devenu une mission impossible pour nous qui ne sommes pas iraniens… Seida, une des tantes d’Eldar de passage à Ardabil, nous propose avec gentillesse de nous héberger si nous passons à Téhéran. Nous lui donnons donc rendez vous dans quelques jours.


La route qui nous emmène sur les bords de la mer Caspienne nous fait redescendre du plateau à travers une forêt dense et humide. La route est magnifique. De nombreux petits restaurants sont installés ça et là, offrant un panorama sur la vallée qui descend jusqu’à la mer. Une fois la côte atteinte, il ne nous reste plus qu’à la longer en direction de Téhéran. Les plages de la mer Caspienne ne présentent pas d’intérêt spécifique. En revanche, les rizières qui s’étalent entre la côte et le pied des montagnes sont une nouvelle découverte pour nous ! Voilà donc d’où vient tout ce riz qui constitue la base de l’immense majorité des plats iraniens. Le riz, nature ou au safran, accompagne les kebabs (brochettes) de poulet ou de mouton, les plats à base d’herbes, d’aubergines et de viande, ou encore l’incontournable salade de tomates concombres. Les paysans travaillent les plantations les pieds dans l’eau, le dos courbé et la tête au soleil, seulement protégé par un chapeau ou un voile. Voilà qui donne à réfléchir quant à la difficulté de la tâche !
Je ne saurai pas si c’est ce soleil de plomb, l’eau ou des légumes pas frais qui m’auront anéanti pendant trois jours. La circulation bruyante, les fumées d’échappement et les sollicitations incessantes des iraniens me font abdiquer. Incapable de me tenir debout, mal de crâne et mal de ventre, c’est dans un état de loque que je rejoins la ville de Racht. Heureusement Sarah résiste pour deux ! Nous restons quelques jours le temps que je me remette, du moins suffisamment pour faire le trajet jusqu’à Téhéran en bus. Avec la fatigue, la perspective de remonter sur le plateau de Téhéran sur cette même route et l’arrivée à vélo dans cette ville gigantesque ne nous enchante guère !

Nous découvrons Téhéran sur le chemin entre la gare routière et l’appartement Seida. Depuis que nous sommes en Iran, c’est le ramadan : si nous appréhendions cette période de peur de ne pas trouver de ravitaillement en journée, nos craintes n’étaient pas fondées. Dans les petits villages il y avait toujours une cantine ouverte et nous étions loin d’être les seuls à venir y manger. En revanche, à Téhéran, nous avons eu l’impression d’entrer dans une capitale fantôme : magasins et restaurants fermés, personne dans les rues, très peu de circulation… Nous avons appris que étions arrivés pendant une période de trois jours de fête nationale destinés à la commémoration de la mort du premier leader suprême de la Révolution. Nous nous faufilons tant bien que mal dans le dédale de rues, boulevards et autoroutes urbaines jusqu’à destination. La ville est immense. Au nord, au pied des montagnes, les quartiers les plus riches sont bien entretenus, arborés, et continuent de se transformer à grand renforts de gratte-ciels et tours résidentielles modernes. La ville ne présente que peu d’intérêt pour son aspect culturel et historique, et d’ailleurs nous ne visiterons aucun de ses monuments, tous fermés pendant la période du ramadan.
Nous retrouvons Seida qui nous accueille comme si nous étions des amis de longue date. Sa gentillesse nous touche énormément. Elle prend soin de nous et veille à ce que nous manquions de rien, elle est notre deuxième maman ! Nous passons quelques jours avec elle, où elle vit avec son mari Salam et son neveu Marior. Nous faisons connaissance avec ses deux enfants et leur conjoint lors d’un repas de famille. L’ambiance est chaleureuse, nous ressentons un fort esprit de famille qui fait plaisir à voir. Chacun à mis la main à la pâte pour préparer le repas où se succèdent riz, plat de viande, plats de légumes à base d’aubergines, de tomates et d’oignons, les salades, le yahourt, et bien sûr le pain plat « barbari » qui est un inconditionnel en Iran. Au cours de ces quelques jours, nous découvrons la face cachée de l’Iran, tel qu’il est vécu au quotidien. Téhéran est peut être l’une des villes les plus en désaccord avec le régime. Ici de nombreuses femmes portent un simple foulard – le régime imposant d’avoir la tête et les épaules couvertes pour les femmes – et certaines en choisissent un blanc en signe de contestation silencieuse contre la loi. Nous ne l’avons pas constaté par nous même mais la répression policière est sévère pour qui marche contre le régime. Nous avons rencontré un iranien qui avait manifesté contre le régime qui, de par ses décisions, provoque une grave crise économique. Il est dans l’attente de son jugement mais sait qu’il sera exilé du pays avec interdiction à vie d’y revenir. Il s’apprête à partir pour l’Espagne. D’autres ont été tués par l’armée pour avoir protesté contre les dirigeants, ou mis en prison pour ne pas avoir respecté les mœurs religieuses. Ses témoignages sont loin d’être isolés, et nous sommes effarés de constater qu’au nom d’un régime politique ou d’une religion, des dirigeants puissent massacrer leur peuple. Nous ressentons chez les iraniens le besoin de nous parler de leur pays. « En tant que voyageurs ou touristes, vous êtes les ambassadeurs et pouvez rapporter ce qu’est réellement l’Iran ». Les iraniens forment un peuple à part, fiers de leur identité et de leur histoire que leur régime cherche à effacer. S’il y a bien une leçon que nous avons apprise, c’est qu’un dirigeant politique ne véhicule pas une image représentative de son pays et nos médias n’aident pas en ce sens.

Nous nous occupons des démarches pour obtenir nos visas turkmène et ouzbèke pendant notre séjour à la capitale. Comme nous devons patienter une dizaine de jours avant d’avoir une réponse, nous laissons nos vélos de côté pour visiter le centre de l’Iran. Nous visitons d’abord Ispahan. Contrairement à Téhéran, la ville témoigne de la grandeur de son histoire : le centre s’articule autour de la place Naghsh-e Jahan qui impressionne tant par sa taille que par les monuments qui l’entourent. Un grand bassin au centre, des allées et des pelouses où jouent les enfants et flânent les passants une fois la fraîcheur du soir venue donnent une atmosphère tranquille et sereine à ce lieu. La place est cernée d’arcades où sont installées des boutiques. Une des face dessert le bazar, les autres donnent accès à la mosquée du Chah, à la mosquée du Cheik Lotfollah et au palais Ali Qapu. Coupoles immenses bleue turquoise, iwans immenses (porches d’entrée) et richement décorés de mosaïques aux motifs géométriques, minarets et dorures reflètent la richesse architecturale et culturelle des lieux. Nos promenades nous amènent à découvrir deux anciens ponts de pierre qui enjambent une rivière à sec. Je fais le constat qu’au-delà de la beauté incontestable du lieu, la ville ne vit que par ses magasins aux devantures tape à l’œil et ses quelques petits restaurants : nous ne trouvons pas de lieux dédiés à la culture ni aux loisirs, ce qui reflète fortement la politique sociale du régime… La suite de notre petit tour nous emmène à Nain, village sans grande prétention mais qui nous a beaucoup plu ! Nous nous faisons aborder par Mohammad, qui, passionné par l’histoire de son village, nous fait découvrir un atelier de confection de tapis persan en soie, les caves troglodytes où sont confectionnées les kilim (petits tapis de laine colorés), une boulangerie, un mausolée, les réseaux d’eau souterrains, et nous trouve même un endroit où dormir : l’ancienne école coranique accolée à la mosquée ! Le dévouement de Mohammad nous aura bien surpris, et nous comprenons que nous ne sommes pas les seuls touristes qu’il aura accompagné. À Yazd, nous ressentons vraiment l’atmosphère d’une ville du désert. La ville vit la nuit lorsque la température repasse sous les 32°, pas un chat dans l’après midi… La vieille ville est constituée d’une multitude de ruelles étroites. Les maisons sont toutes en pisé, et de haut murs sans ouverture donnent le sentiment de se promener dans des couloirs à ciel ouvert. Lorsque nous passons la porte d’une de ces maison, nous découvrons un patio qui dessert les pièces à vivre. Certaines d’entres elles sont connectées à une tour du vent. Ces tours, que l’ont peut voir surgir partout dans la ville, ressemblent à d’immenses cheminées qui captent les courants d’air et les dirigent vers l’intérieur des maisons, assurant ainsi une ventilation et un rafraîchissement relatif qui permettent de supporter l’air chaud qui plombe la ville. Autre spécificité de Yazd : son temple Zoroastrien où brûle depuis plusieurs centaines d’années un feu sacré. Le Zoroastrisme était la religion pratiquée en Perse avant l’arrivée de l’islam lors de l’invasion arabe de la région. Cette religion vénère notamment les quatre éléments : le feu, l’air et l’eau et la terre. Afin de ne pas souiller celle-ci, les morts étaient déposés dans des fosses aménagées au sommet d’un tertre, appelé tour du silence. Les rapaces et charognards se chargeaient des dépouilles… Nous finissons notre tour par la visite de Kashan. À bord du bus qui nous y emmène nous faisons la rencontre de Mahnaz, jeune iranienne qui rentre dans sa famille. C’est ainsi que nous que nous sommes invités chez elle. Avec ses parents, son frère et ses deux sœurs, nous découvrons une famille très touchante ! Mahnaz, avec une politesse et un sourire très sincères nous pose plein de questions sur la France et ses coutumes, s’intéresse à nos familles, et espère qu’un jour elle puisse poursuivre ses études de droit à la Sorbonne. Lors d’un repas où toute la famille est réunie, nous avons enfin une explication à ce qui était un mystère pour nous. En Iran, il existe le tarrof, une forme de politesse extrême qui consiste à dire non à presque tout : lorsque on propose un plat à table, lorsqu’on veut rendre un service, ou même pour payer un achat ! À plusieurs reprise, nous nous sommes vus refuser notre monnaie pour payer nos courses, ce qui est assez déstabilisant… Il fait donc réitérer la demande plusieurs fois avant qu’elle soit acceptée ! Muhammed, le frère de Mahnaz, nous avoue que même affamé, il prétend qu’il n’a pas faim lorsque sa sœur lui propose un plat de riz ! Cette coutume n’est évidemment pas systématique, mais nous a tout de même bien surprise les premières fois où nous en avons fait les frais ! Avant de rentrer à Téhéran, nous découvrons les maisons historiques de la ville, qui ont rien à envier aux luxueuses villas d’Italie, ainsi qu’une des spécialités locales : l’eau de rose, produite ici, qui sert notamment à aromatiser le thé.

De retour chez Seida nous récupérons nos vélos et filons en bus vers Mashhad. Nous ne savons toujours pas si notre demande de visa pour le Turkménistan est acceptée, et le fonctionnaire du consulat nous invite à rappeler « plus tard » à chaque fois que nous posons la question. En attendant nous sommes chez Hani. Passionné d’histoire et de poésie il nous fait découvrir les œuvres majeures de la littérature iranienne, dont Shahnameh, le Livre des rois, un poème épique retraçant l’histoire de l’Iran écrit par le poète Ferdowsi. Hani nous explique qu’aujourd’hui le régime iranien cherche à effacer l’identité du pays pour mieux garder sous contrôle sa population. Comme preuve, certains passages du poème mythique ont été modifiés, supprimant ainsi les éléments contraires à la doctrine de l’état. Avec sa copine et Turajh, son ami, Hani nous emmène voir un petit village de montagne aux abords de la ville qui a conservé une architecture traditionnelle de construction bois et pierre, qui semble s’être isolé du temps… Turajh connaisseur en architecture, nous fait la visite commentée tout en déplorant la disparition actuelle du patrimoine iranien au profit du béton…

Quelques jours avant l’expiration de notre visa iranien nous recevons un appel du consulat turkmène : notre demande est acceptée, nous pouvons venir chercher nos autorisations de cinq jours de transit ! Nous quittons Hani, récupérons nos visas, et filons vers la frontière à deux jours de route. Nous découvrons ce qui s’apparente de près au désert… longue route droite à travers une étendue de terre sèche, parsemée de quelques arbustes, le tout sous un soleil de plomb qui fait décoller le thermomètre. Nous consommons des litres d’eau, qui s’échauffent rapidement dans nos gourdes. Nous commençons à réaliser à quel point les journées qui nous attendent en Asie Centrale vont être dures. Nous arrivons en sueur à Sarraks, la ville frontière. Nous passons notre dernière nuit dans un hôtel miteux en compagnie de cafards. Demain, c’est mon anniversaire : en cadeau nous entrons au Turkménistan, une des dictatures les plus fermées au monde avec au programme la perspective d’une route de 180 km absolument rectiligne au milieu de rien sous un beau ciel bleu d’été. Top.

 

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Cet article a 10 commentaires

  1. Magnifiques photos ! Et très beau récit également. On voit que cette partie du voyage a été autrement plus éprouvante que les précédentes… Courage pour la suite – en tout cas la bonne nouvelle c’est que vous aurez sûrement moins chaud !
    Tout cela donne aussi à réfléchir sur la politique intérieure de l’Iran… Confirmation faite que la culture, et notamment l’héritage historique et littéraire, est le terreau de l’harmonie sociale. Le modifier au gré des caprices du gouvernement, c’est définitivement sombrer dans le totalitarisme. 1984 d’Orwell est encore une fois très actuel !
    Merci pour ces beaux témoignages ! Grâce à vous, les luttes des Iraniens peuvent trouver un écho plus authentique depuis la France.

  2. Que d’aventures, surtout cette 1ère nuit entre l’orage et les militaires ! Grosse frayeur qui restera à postériori une sacrée anecdote j’imagine ! Merci de nous faire profiter de vos belles rencontres et de nous faire part de votre ressenti au jour le jour ! Quand je lis qu’un dirigeant politique ne véhicule pas une image représentative de son peuple je ne suis pas vraiment étonnée, et j’imagine à quel point cela est rageant et désespérant pour une population lambda de voir les médias du monde entier s’approprier (et malheureusement déformer) l’histoire d’un pays qu’ils ne connaissent absolument pas! Ces rencontres humaines ne s’oublieront jamais ! Bon courage pour ces 180 km qui seront durs mais qui ne représentent finalement pas grand chose au vu de tout ce que vous avez déjà accompli ! A très bientôt au Turkménistan 😉

  3. Merci pour ce beau récit et photos. Vous avez bien fait de vous détourner vers l’Iran, quel pays!
    Bonne continuation à vous les aventuriers, on pense à vous

  4. Une fois encore, merci pour ces récits palpitants et si riches!
    Quel contraste entre les habitations et les mosquées ou autres monuments finement ciselés, décorés ….
    Pas de commentaire politique, nous comprenons à demi-mot.
    Bonne suite, bon courage et bravo pour vos performances
    Colette

  5. Tout est résumé dans les précédents commentaires auxquels je n’ajoute qu’un bouquet d’admirations sincères pour vos témoignages, récits palpitants, photos témoins qui, ensemble nous font mieux connaître les pays traversés et en particulier l’Iran. Quel bonheur aussi de vous avoir hier soir au téléphone alors que nous parlions justement de vos « aventures » à notre co-pongiste (néologisme récent intelligible pour les initiés!) du vendredi soir. Oui, ça va grimper maintenant, mais vous aurez moins chaud, et… nous sommes toujours à l’affût de vos exploits (car s’en sont …. comme disait Dalida que vous n’avez pas connue!) Vous serez ainsi prêts pour escalader plus tard les hauts plateaux boliviens qui doivent ressembler à ce que vous allez nous décrire!!! Bisous et félicitations à vous deux. Papy François

  6. Chic ! Un nouveau commentaire, bien long, détaillé passionnant !!! Et ces nombreuses photos que nous découvrons avec joie ! Nous vous imaginons, nous nous émerveillons avec vous,nous comprenons vos émotions et votre ressenti lorsque vous êtes accueillis par toute une famille qui vit un présent très difficile et qui s’ inquiète de l’ avenir de son Pays. Un grand merci pour ce récit et pour tout ce qu’ il nous apprend ! Nous pensons fort à vous qui peinez sur ce nouveau parcours. Je vous envoie plein d’ affectueux bisous. Votre coup de téléphone, hier, ç’ était notre Bonheur du jour !! Merci encore !
    Mamy Annie

  7. Et oui tout est dit dans les commentaires précédents. C’est avec plaisir et admiration que je lis vos commentaires. Et vos photos sont vraiment belles, j’ai l’impression d’être avec vous…. Plein de gros bisous et bon courage pour la suite. Belle continuation.
    Maman Florence

  8. Oui c’est difficile d’en ajouter sans répéter, vous faites l’unanimité des commentaires !
    Je soulignerai quand même ce petit désir de découverte qui grandit en moi au fur et à mesure de vos kilomètres… Je ne suis pas encore prêt à enfourcher le vélo pour faire plus que le tour du lac (du Der évidemment, pas « le » Baikal ! 🙂 ). Mais j’aime essayer de vivre vos moments forts et vos rencontres en assemblant quelques-uns de mes souvenirs les plus marquants, qu’ils soient vécus, lus, vus ou entendus… Et cette chanson de Jean-Jacques Goldman résonne de plus en plus :
    « J’aimerais tant être au pluriel / Quand mon singulier me ronge les ailes / Etre une star en restant anonyme / Vivre à la campagne mais en centre ville / Effacer mes solitudes / Sans dieu, ni famille et sans habitude / Blanche princesse, ou masseuse à Bangkok / Sage philosophe et puis chanteur de rock / Brûler mes nuits, noyer mes jours / Etre fidèle à des milliers d’amours / Vivre sa vie, rien que sa vie / Crever d’envies, un petit tour et fini / Ça fait trop mal, c’est pas moral / Vivre même à demi, tant pis, mais vivre cent vies… ».
    Bon courage pour la montagne, continuez d’emmagasiner tout ce qui vous fait vibrer, c’est contagieux ! 😉

  9. Chaque nouveau récit de votre aventure nous fait vivre de nouvelles émotions avec quantité d’interrogations … quel est leur secret ? et d’exclamations… quelle énergie ! quel courage ! quelle audace ! quel talent ! quelles qualités humaines sous-jacentes !… au final une admiration à chaque fois renouvelée… et également une grande fierté à raconter autour de nous les exploits de ce jeune couple membre de notre famille… un peu élargie bien sûr !… « Vous vous rendez compte : ils sont même allés en Iran et ce n’est pas fini !!! ». Merci à vous…Tenez bon !
    Jacqueline et Pierre

  10. De retour de congés, deux nouveaux billets à découvrir, l’Iran et le Turkménistan, chic !
    Je n’en rajoute pas davantage aux commentaires, j’ai le sentiment que vos photos et votre plume sont encore plus percutants d’étapes en étapes. Quel voyage ! ces rencontres, ces découvertes, ces émotions, ces aventures incroyables, … vos récits et vos photos sont beaux, profonds, sensibles….. une vocation serait-elle en train de naître …. des Nicolas Bouvier en herbe ? je vous embrasse.

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